Canicule juin 2026

Mis à jour le 25 juin 2026

Canicule : les établissements scolaires du 22 ne sont plus adaptés. Nos enfants en paient le prix.
La FCPE 22 tient à exprimer sa vive inquiétude face aux conséquences de l’épisode de canicule qui touche actuellement
les Côtes d'Armor. Comme de nombreux adhérents nous l’ont signalé, plusieurs établissements scolaires du département
ont été contraints ces derniers jours de fermer, modifier leurs horaires ou réduire leur capacité d’accueil en raison de
températures devenues insupportables dans les salles de classe. Cette situation met en lumière une réalité que les parents
d’élèves dénoncent depuis longtemps : nos écoles ne sont plus adaptées aux défis climatiques d’aujourd’hui.


Des bâtiments vétustes et inadaptés
De nombreux bâtiments scolaires sont anciens, mal isolés et insuffisamment ventilés. Dans certaines écoles, les salles de
classe se transforment en véritables fournaises, rendant les conditions d’apprentissage extrêmement difficiles pour les
élèves comme pour les personnels. Les cours de récréation, souvent entièrement minéralisées et dépourvues d’espaces
ombragés, aggravent encore davantage la situation. Il n’est pas acceptable qu’en 2026, des enfants soient contraints de
quitter leur établissement ou de suivre leur scolarité dans des conditions susceptibles de mettre en danger leur santé et
leur bien-être.


Un signal d’alarme, pas un épisode isolé
La fermeture temporaire de plusieurs établissements ne doit pas être considérée comme un simple épisode exceptionnel,
mais comme un signal d’alarme révélant une évolution structurelle. Qu’elles soient extrêmes ou non, les vagues de chaleur
se multiplient, et nos infrastructures scolaires doivent être adaptées à cette nouvelle réalité.


Mesures d’urgence

  • Correcteurs thermiques sur les fenêtres
  • Ventilation nocturne des bâtiments
  • Brumisateurs dans les cours
  • Ventilateurs dans toutes les salles
  • Apposition de brises soleil....


Un plan d’action indispensable
La FCPE 22 appelle l’État, les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs concernés à engager sans attendre un
plan ambitieux de rénovation et d’adaptation des bâtiments scolaires. Les mesures doivent être pensées à court, moyen
et long terme, en tenant compte des responsabilités de chaque collectivité et en commençant par protéger les enfants les
plus fragiles (très jeunes élèves, enfants en situation de handicap, etc.) :

  •  Isolation thermique renforcée
  • Végétalisation des cours
  • Création de zones ombragées
  • Solutions durables pour protéger élèves et personnels…

À Saint-Brieuc comme ailleurs, les annonces publiées sur les réseaux sociaux ne suffisent pas à masquer les défaillances
des responsables en charge du bâti scolaire. Nous, parents, connaissons la réalité quotidienne des établissements. Nos
enfants ont droit à une école sûre, accueillante et capable de faire face aux défis d’aujourd’hui et de demain.


Il est urgent de passer des constats aux actes. Il est urgent de faire mieux.